A long time ago, we used to be friends. But I haven’ t thought of you lately at all.

Peut-être aurez vous reconnu les paroles de ce générique de série du début des années 2000. Il s’agit de Veronica Mars, série ô combien intéressante du point de vue de l’analyse des rapports entre les genres, et autour de laquelle je vous propose quelques réflexions aujourd’hui.

« Attend, le seul moment où j’écoute ce que dit une nana, c’est quand elle chevauche mon énorme monture et encore tout ce qu’elle arrive à dire c’est des ah ! Des oh ! », voici la première réplique de Weevil adressée à Veronica (S1E1), lorsque celle-ci lui demande de détacher du mat de l’école un autre élève. De cette réplique on comprend que pour le personnage, la femme est réduite à un objet sexuel. Au quotidien comme dans la série, la parole des femmes est mise à mal, silenciée ou invisibilisée. Or la réification de la femme couplée à une invisibilisation de sa parole est le berceau idéal pour l’émergence de « la culture du viol ». Le terme de « culture du viol » apparaît pour la première fois dans l’ouvrage Rape : The first Sourcebook for Women de Noreen Connell et Cassandra Wilson en 1974. Il est difficile de trouver une définition faisant consensus concernant la« culture du viol », ici, on comprendra la culture du viol comme l’ensemble des mythes ou attitudes autour du viol ayant pour but de minimiser les faits ou rejeter la faute sur la victime.

Veronica Mars est une série créée par Rob Thomas, elle a été diffusé entre le 22 septembre 2004 et le 22 mai 2007 d’abord sur UPN puis sur the CW ; elle comptait trois saisons pour 64 épisodes de 42 minutes. Une quatrième saison est sortie en 2019 sur Hulu et compte 8 épisodes abordant la vie de Veronica à l’âge adulte. Elle a également eu une suite sous la forme d’un film sorti le 14 mars 2014. La série débute lorsque Veronica, une adolescente ordinaire voit sa vie basculer : sa meilleure amie Lily Kane est assassinée et son père Keith Mars, destitué de son poste de shérif. Peu après, elle est droguée à son insu et violée durant une fête. Veronica décide d’enquêter secrètement sur le meurtre de sa meilleure amie tout en résolvant des affaires diverses au lycée. L’héroïne est présentée comme ayant un fort caractère, elle dit ce qu’elle pense et ne se laisse pas marcher dessus. On présente au public un personnage d’adolescente forte qui peut être pris en modèle et fait fantasmer par son statut de jeune détective. Cependant, Veronica est soumise aux mêmes travers que les autres adolescent.e.s et n’est pas parfaite. Je vais m’intéresser à la manière dont la culture du viol s’exprime dans les trois premières saisons. D’abord en analysant le traitement du viol selon l’identité des victimes. Puis, en argumentant sur le lien entre la masculinité toxique régnant à Neptune High ou l’université de Hearst et la culture du viol. Enfin, en commentant les initiatives de la série pour remettre en cause la culture du viol.

Deux victimes, deux identités, deux mises en scène de la culture du viol .

Veronica Mars : la culture du viol à travers la remise en cause de la parole de la victime.

« Vous voulez savoir comment j’ai perdu ma virginité ? Moi aussi ». C’est par cette phrase glaçante que l’on entend en voix-off, que le flashback du viol de Veronica Mars commence. Celui-ci s’est déroulé à la fête de Shelley Pomroy où Veronica est allée pour montrer qu’elle n’écoutait pas les médisances de ses camarades quant à son père. La fête a eu lieu au début de l’année scolaire alors que Veronica avait perdu tous ses repères : séparation de ses parents, remise en cause des capacités de Keith Mars qui accuse le père de Lily Kane du meurtre de sa fille, séparation avec son petit-ami Duncan Kane. Veronica qui était auparavant dans le cercle des 3.9 de Neptune High (le cercle des fils et filles de bonnes familles) devient une paria. On apprend durant les deux premières saisons le déroulement de la soirée et les événements ayant conduit à l’agression de Veronica. C’est Dick Casablancas qui a mis le GHB dans le verre avec l’intention de le faire boire à Madison Sinclair. Mais celle-ci offusquée que Veronica ait osé venir à sa fête, décide de lui faire le coup du dentiste : elle crache dans le verre que Dick lui tend puis l’offre à Veronica. La scène du viol en elle-même nous montre une Veronica dans une robe blanche virginale qui insiste sur la symbolique de l’événement, son viol est renforcé pour le public par le fait qu’elle était, à ce moment, toujours vierge. L’importance de cet aspect est encore renforcée lorsqu’elle dit en voix-off : « Je ne redeviendrai jamais comme avant »  qui peut autant faire référence à sa personnalité d’avant l’abus qu’à la nature encore sacralisée de la virginité aux états-unis.

La réaction du shérif Don Lamb, lorsque Veronica vient directement porter plainte après le viol, est totalement issue la culture du viol. Il y a d’abord une remise en cause de sa parole par le shérif qui lui demande : « Il y a quelqu’un en particulier que tu voudrais me voir arrêter ou tu veux juste que je coffre les fils des familles les plus importantes de la ville ? ». Le shérif ne la croit pas et fonde pour cela son analyse sur le lien de filiation qu’a Veronica avec l’ancien shérif Keith Mars. Puis il insiste sur le fait qu’il n’y a pas de preuve alors qu’il n’a pas ouvert d’enquête, qui elle, pourrait renseigner sur la présence d’indices ou non. Enfin il décridibilise la parole de la jeune femme et l’infantilise en lui disant : « Va trouver le magicien » rapportant ainsi son viol au registre de ce qui n’existe pas. Avant que Veronica abandonne il se moque de ses larmes. Deux conséquences à cette entrevue avec le shérif : d’abord elle décide de ne pas le dire à son père, peut-être par peur de ne pas être cru ou simplement par honte. De plus, elle renonce à être « féminine ». Si dans les flashbacks on la voyait en robe ou en jupe, avec des cheveux longs et soignés, durant la saison 1, Veronica apparaît habillée comme un garçon manqué et avec les cheveux plus courts. Elle rejette, pour se protéger, sa féminité. Elle ne boit plus d’alcool par ailleurs. Elle se comporte comme si elle y était pour quelque chose et les rumeurs vont dans ce sens à Neptune High où les élèves pensent qu’elle est une traînée.

Parker Lee : la culture du viol justifiée par la personnalité de la victime.

Parker Lee est la colocataire de Mac, l’amie de Veronica, dans un dortoir de la faculté de Hearst. Dans le 1er épisode de la saison 3 intitulé « Welcome Wagon », Mac prévient Veronica que sa colocataire est « La plus grande nymphomane du campus » sous prétexte qu’elle ramène un garçon différent chaque soir dans leur chambre. Présumer de la respectabilité d’une femme parce que son nombre de partenaire est élevé est un élément au service de la culture du viol. Plus tard Veronica vient rejoindre Mac dans sa chambre et tombe sur Parker. Parker se change devant Veronica et Veronica la juge pour faire cela sans aucune gêne. Le viol a lieu la nuit et Veronica rentre un moment dans la pièce sans pour autant réagir. Lorsqu’elle apprend la vérité, elle s’en veut terriblement et Mac la reprend : « Tu ne l’as pas fait parce que je t’ai dit qu’elle avait le feu aux fesses ». En raison de l’image que s’étaient faites Mac et Veronica de Parker, Veronica n’est pas intervenue, pensant que le violeur était un amant comme un autre. Par conséquent, les parents de Parker veulent qu’elle retourne à la maison et commencent à la traiter comme une enfant. Elle n’est plus libre de ses choix, même concernant la perruque qu’elle portera (le violeur lui ayant rasé la tête). Sa mère la sermonne et lui rappelle qu’elle lui avait dit de ne pas aller à l’université, elle lui dit aussi qu’elle est « immature ». Encore une fois, la victime est traitée comme fautive. A la fin de l’épisode, on voit Parker dans des vêtements informes, comme Veronica elle abandonne sa féminité après son viol, comme si cela avait été la cause du drame. Mac parvient toutefois à la faire rester à la fac en lui promettant de veiller sur elle.

La différence de traitement du viol de Veronica et de Parker met en lumière différents éléments de la culture du viol : la remise en cause de la parole de la victime (qui est commune à Veronica et Parker) et le blâme de la victime, qui vient des autres pour Parker et dans le cas de Veronica, qui vient d’elle-même. Les deux femmes abandonnent pour un temps leurs signes extérieurs de féminité, comme s’il y avait un rapport entre ceux-ci et leurs viols. Les deux viols se sont déroulés alors que les victimes étaient dans une période de changements (Veronica venait de perdre ses repères et Parker de quitter le domicile parental pour la première fois), et donc plus vulnérables.

Veronica Mars (S2E1)

Masculinité toxique et culture du viol.

Neptune High et l’université de Hearst, la masculinité toxique en milieu scolaire.

La masculinité toxique ou toxic masculinity en anglais se définit comme « the adherence to traditionnal gender roles that expect boys and men to show few emotion and assert their dominance » selon le dictionnaire en ligne MacMillan Dictionnary. En français, la traduction serait : l’adhésion aux rôles genrés traditionnels qui attendent des garçons et des hommes de ne montrer que peu d’émotions et d’affirmer leur domination. Cette masculinité toxique se retrouve souvent dans les séries et films se déroulant dans le milieu scolaire, car ce dernier est caractérisé par des normes et des règles tacites émises par les groupes dominants (souvent masculins).

A Neptune High, c’est flagrant. Les hommes sont présentés comme des leaders que ce soit Elie Navarro avec les motards ou Logan Echolls avec les 3.9. Dès le 1er épisode de la 1ère saison « Mars Investigation », les remarques et sous-entendus sexuels fusent en direction des femmes, notamment envers Veronica à qui Logan déclare « Je parie que ça t’excites ». Par la suite, les agressions sexuelles sont courantes comme les claques sur les fesses de plusieurs femmes souvent dispensées par Dick Casablancas qui fait figure de misogyne notoire, qui ne considère les femmes que comme des objets sexuels. Dans l’épisode de 8 de la saison 1 « The Wrath of Con », les résultats d’un test de pureté anonyme en ligne sont révélés dans l’enceinte du lycée. Les hommes ayant un score bas s’en vantent et les femmes ayant un score bas, sont dévisagées, traitées comme des dépravées. Deux poids, deux mesures. Dans la saison 3, on apprend l’existence d’une fraternité qui note les femmes sur leur physique. Le but étant de coucher avec celles qui « valent » le plus grand nombre de points pour faire monter leur score personnel.

Mais la masculinité toxique du cadre scolaire est renforcé par les forces de l’ordre qui interviennent au lycée et sur le campus universitaire. Lorsque le shérif Don Lamb arrive dans la chambre de Parker après son viol, il a deux réactions. D’abord, lorsqu’il aperçoit Veronica et pense que la plainte provient d’elle, il lui demande : « C’est pas la deuxième fois que vous criez au loup ? », la faisant ainsi passé pour une menteuse. Puis quand une policière lui dit que Parker ne se souvient de rien, il répond : « Elles disent toutes ça », il n’a absolument aucune empathie pour la victime, ne montre aucune émotion. On retrouve encore la mise en doute de la parole de la victime propre à la culture du viol.

Cassidy « Beaver » Casablancas, victime de la masculinité toxique ?

Cassidy « Beaver » (castor en anglais) Casablancas est l’homme qui a violé Veronica à la fête de Shelley Pomroy ; c’est aussi le frère de Dick Casablancas. De prime abord, il est présenté comme timide et studieux, l’exact opposé de son frère qu’il suit pourtant partout. Dick harcèle son frère et le traite comme un moins-que-rien, en partie parce qu’il pense que Cassidy est vierge, remettant sans arrêt sa « virilité » en question. Son père a toujours favorisé son grand frère et sa mère le néglige. C’est un personnage complexe dans la mesure où il est abuseur et abusé. Il a été la victime d’abus sexuel de son entraîneur de foot Woody Goodman lorsqu’il était enfant. Pour se prouver « qu’il est un homme » il a violé Veronica. La culture du viol ici prend ses racines dans le mythe que les hommes sont des êtres dominants qui doivent prouver leur virilité en assouvissant leurs pulsions sexuelles. Cassidy a d’abord démenti avoir abusé Veronica lorsqu’elle lui a demandé, mais il reviendra sur son mensonge dans le dernier épisode de la saison 2 « Not Pictured ». Son frère est sans conteste pour quelque chose dans le viol de Veronica puisque Dick répète des injonctions à Cassidy « d’être un homme » poussant ainsi le jeune homme. Cependant, le contexte familial et l’abus que Cassidy a subi, n’excusent en rien le viol de Veronica. Cassidy a autrefois été une victime mais c’est aussi un meurtrier. Il est responsable de la mort des élèves du bus dans la saison 2 car parmi eux se trouvaient deux autres victimes de Woody qui voulaient dénoncer l’abuseur. S’il a fait cela c’est parce qu’il ne veut pas que les abus qu’il a subi soient révélés, car cela est « honteux » pour un homme. Mais, il n’hésite pas à faire sauter l’hélicoptère dans lequel se trouve Woody pour arriver à se venger. Il menace de tuer Veronica qui s’en sort grâce à l’apparition de Logan. Il finit par se suicider en entendant la police arriver. Logan essaie de l’en empêcher en l’appelant par son surnom ce qui énerve Cassidy, car ce surnom il le hait c’est ce qui le dépossède de son identité. Il se suicide, Logan et Veronica n’ayant pas trouvé pas d’arguments pour qu’il ne saute pas.

La masculinité toxique sévit à Neptune High et l’université de Hearst, les femmes sont réifiées, les hommes cherchent à asseoir leur domination sur elles grâce à du harcèlement ou des agressions. Mais ce culte de la masculinité, de l’homme viril est malfaisant pour les femmes et, pour les hommes qui ne sont pas conformes à ces critères genrés. En témoigne le personnage de Cassidy Casablancas dont la virilité mis en doute (avec d’autres événements), le pousse à faire des choses aux répercussions dramatiques.

Veronica Mars (S2E22)

Les efforts pour remettre en cause de la culture du viol.

L’évolution du personnage d’Eli Navarro dit « Weevil ».

Pour remettre en cause la culture du viol, il faut revenir à ce qui est le noyau de celle-ci, c’est-à-dire l’image de la femme. Le personnage de « Weevil » (de son prénom Eli Navarro) fait preuve d’une vraie évolution dans son rapport aux femmes. « Moi non plus je ne change pas tu vois ? » contrairement à cette phrase à l’attention de Veronica dans l’épisode 2 de la saison 3 « My Big Fat Greek Rush Week », il a déjà changé. Si dans le 1er épisode de la série il traite Veronica comme un objet sexuel, il devient un ami loyal par la suite qui ne la considère plus sous l’angle sexuel. Pourtant, la seule femme pour qui il avait du respect avant cela était sa grand-mère avec qui il vit. Veronica et lui se rendent régulièrement et mutuellement des services. C’est grâce à lui qu’elle récupère le collier de Lily dans l’épisode 5 de la saison 3 « President Evil », mais c’est aussi grâce à elle qu’il échappe régulièrement à la prison. Dans le film Veronica Mars il s’est rangé, il a désormais une femme et une fille pour qui il est prêt à tout. Alors qu’il rentre chez lui, il voit une femme être prise à partie par des motards. Il décide donc de lui venir en aide, mais il se fait tirer dessus et est (encore) accusé par la police. Cela fait douter Eli sur ses choix de vie. Ce sont les préjugés racistes qui l’ont fait accuser et il se demande s’il est le seul à voir qu’il a changé.

Veronica Mars une série féministe ?

En montrant ce que l’on ne voyait pas forcément encore dans une série télévisée : viol de manière frontale et culture du viol, Veronica Mars se place comme une fiction réaliste. En parallèle des personnes comme le shérif Don Lamb qui adhèrent et promeuvent la culture du viol, s’opposent des personnages ouvertement féministes. Dans le 1er épisode de la saison 3, on assiste à un rassemblement féministe en plein air alertant sur les viols commis sur le campus de Hearst. Durant celui-ci, Dick Casablancas masqué mime une agression sexuelle sur une poupée gonflable. Mais les femmes du collectif, savent riposter et l’arrêtent physiquement. Elles entreprennent des actions inspirées des femens, avec des photos torses nues et une inscription pour manifester contre le viol. « Si elles ont quelque chose d’écrit sur le corps, ce n’est pas du nu, c’est un message politique » explique Veronica.

Veronica en elle-même peut-être vue comme un héroïne féministe (malgré ses erreurs). En effet, outre le fait qu’elle est pour une meilleure considération des femmes, elle est montrée comme un personnage fort. Elle répond et prend sa revanche en cas de harcèlement sexuel et se place souvent en justicière pour défendre les femmes moins fortes qu’elle. On peut aussi voir le féminisme de Veronica sur le plan familial : elle défie l’autorité paternelle en restant avec son petit-ami après l’heure autorisée par son père ou le reprend quand il utilise des expressions sexistes par exemple. Sur le plan amoureux, elle est aussi exigeante : dans la saison 3 elle se sépare de son petit copain car il essaie de la surveiller en permanence (suite à une agression) : il engage même sans le dire à la jeune femme un garde du corps. Ne supportant pas qu’on contrôle ses allées et venues, elle rompt avec lui.

« A travers cette héroïne, l’univers fictionnel aborde les problèmes émotionnels, sociaux et psychologiques qui sont liés au contexte post-féministe. » explique Pierre-Olivier Toulza dans un colloque sur les séries américaines contemporaines à l’université Paris VII. Le post-féminisme est un courant de pensée qui a succédé au féminisme des années 1970, là où le féminisme prenait en compte la femme comme une entité unique (plutôt hétérosexuelle et blanche), le post-féminisme tend à prendre en compte les femmes dans leur individualité. Par exemple, les réactions des personnages aux abus sexuels sont différentes car iels sont eux-mêmes différents. Veronica Mars est une série télévisée plutôt politisée qui propose des portraits de femme divers avec des problématiques variées (pour l’époque).

La série aborde frontalement la question de la culture du viol durant les trois premières saisons. Elle s’efforce d’en montrer toutes les facettes: d’abord sa source dans la réification de la femme, puis les mythes liés à la culture du viol et la masculinité toxique qui l’alimentent. En abordant le sujet des abus sexuels à travers différents personnages, elle nous montre que, qu’importe le parcours, la victime se retrouve confrontée à la culture du viol. Cependant, la série a également un pan plus optimiste, les personnages évoluent tout comme leur conception de la femme. En dénonçant la culture du viol et la masculinité toxique, en y confrontant le public, la série innove pour l’époque et peut se targuer d’avoir un propos moderne et surtout une héroïne féministe, qui cherchent à sensibiliser les spectateurs et spectatrices.

Nina R-F.

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